"Entretenir la bienveillance dans cette maison de famille"

Donner un esprit à cette maison de famille c’est donc entretenir la bienveillance pour entretenir la fête et le dynamisme au service notre diocèse. Aussi permettez-moi de faire une suggestion. Et si vous organisiez en ce temps synodal des visitations à l'intérieur de notre maison diocésaine. Celles qui ont déjà été vécues depuis un an ont le goût de la gratuité, de l'émerveillement devant ce que les autres font et de l'encouragement pour des initiatives missionnaires.

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Homélie prononcée par le P. Jean Rouet, lors de la messe célébrée pour le fête de saint Louis Beaulieu, le 20 septembre 2017.

 

Louis Beaulieu est né le 8 octobre 1840 à Langon au Sud de notre département ; ordonné prêtre le 21 mai 1864, il est mort décapité le 8 mars 1866 en Corée. Il est un des prêtres des Missions étrangères de Paris qui fit partie des 103 Martyrs de Corée que nous fêtons aujourd’hui, avec Paul Miki et ses compagnons. Il y a 151 ans, un jeune homme de chez nous, âgé de  26 ans, donnait sa vie pour le Christ et l’annonce de l’Evangile.

 

Fête de la saint Louis Beaulieu - 20 septembre 2017

 

Notre maison diocésaine est sous son patronage. C’est le souffle de la jeunesse et de la jeunesse missionnaire qui doit donc habiter notre maison de famille.

Après plus de dix ans de réflexion, de débats et de calculs, après deux ans de chantier, le centre Beaulieu ouvrait ses portes comme maison Saint Louis Beaulieu. Une maison pour la famille diocésaine toute entière et pas que pour Bordeaux, une maison où il fait bon se retrouver en frères et sœurs. Un saint pour nous rassembler et nous tourner ensemble dans la recherche et le service de notre Père commun.

Depuis un an que de travaux et de travailleurs dans cette maison !

Désormais quand vous arrivez dans le grand-hall d’accueil vous avez un sourire qui vous attend et vous oriente. Le cloître est devenu la place du village où il fait bon prendre l’apéro, discourir et attendre que les nénuphars poussent, même le bassin a refait ses couleurs.

La radio RCF tout en gardant son autonomie fait partie intégrante de la maison elle n’est plus dans son petit coin d’avant 1940.

La librairie et la catéchèse ont un bel espace clair et des ouvertures plus larges.

L'institut Pey Berland en plus de ses bureaux bénéficie de salles de cours avec tous les moyens possibles d'écriture manuelle et numérique.

Le séminaire s’est installé dans ses murs, le collège universitaire a essuyé les plâtres et il y a moins d'un mois l’année Saint-André a inauguré son espace au troisième étage. Désormais cette maison grouille de jeunes pour la plus grande joie des plus âgés qui fréquentaient cette maison depuis longtemps. Les enfants de l’ACE qui nous visitent cette après-midi, nous rajeunissent encore davantage.

La bibliothèque a changé de côté de rue et l’acharnement de toute l’équipe est venu à bout avec succès de la montagne de livres à trier, désherber, dépoussiérer, ranger, étiqueter, classer...

Les services et mouvements ont pris leur quartier et bénéficient d’une proximité qui sert la mission de chacun et de tous. Ca circule au premier étage entre les bureaux, la photocopieuse et les salles de réunions. En ce début d’année le bureau de la pastorale des jeunes a rejoint ce noeud stratégique.  L'annonce de l’Evangile y gagne quand les frères se parlent, conjuguent leurs efforts et leurs initiatives. Il y manque encore un babillard mais on y travaille sérieusement.

La maison s’est ouverte au quartier et aux nombreuses organismes de formation qui trouvent ce lieu reposant et bien équipé et goûteux par toutes les formes de restauration qu’il propose. Les artistes habillent nos murs. Après Mirande voilà Conan l’auteur de l’arbre de fer qui colorent nos espaces pour un moi.

La ronde des balais et des serpillères garde ces lieux aussi propres que possible car certains jours la maison est une véritable ruche et on se dispute les salles.

Le parc mérite bien le chêne de Mambré qui sera achevé dès demain et qui nous parlera tous les jours d'hospitalité, celle de Dieu et la nôtre.

Mais il n‘y a pas de vraie maison de famille sans la cuisine et ses odeurs. Stéphane et son équipe nous régale tous les jours et même quelquefois le soir pour pas cher. Si ça continue il va falloir agrandir ! Le goût est un des sens majeurs et le bon goût du restaurant Le Beau Lieu nous tire tous vers l’excellence. C’est plus de 2000 repas qui ont été servi depuis le début du mois !

Catherine et Grégoire ont tenu la baguette d’une main ferme et douce, comme il convient. Ils n’ont pas satisfait à toutes les demandes, heureusement pour le coeur de l’économe diocésain mais, comme nombreux d’entre vous, ils n’ont pas ménagé leur peine à notre service. Bientôt le conseil de maison sera doté d’un statut qui donnera à chacun les règles du jeu.

Nous nous étions donné un an de rodage, voilà l’année écoulée et nous prenons notre vitesse de croisière et, au vue du démarrage de cette année, ça promet de beaux développements.

L’évangile de ce jour nous donne un des fondamentaux pour que nous dansions sur la place au son de la flûte.

Jésus nous parle de gamins qui s’interpellent parce que les uns ne répondent pas à l’invitation des autres et, du coup, la fête n’est pas au rendez-vous.

Les signes sont perçus négativement quoiqu’on fasse. La malveillance empêche de voir Dieu à l’œuvre pour sauver le monde. Jésus parlait de sa génération, je crains qu’il ne parle de toutes les générations.

Donner un esprit à cette maison de famille c’est donc entretenir la bienveillance pour entretenir la fête et le dynamisme au service notre diocèse. Aussi permettez-moi de faire une suggestion. Et si vous organisiez en ce temps synodal des visitations à l'intérieur de notre maison diocésaine. Celles qui ont déjà été vécues depuis un an ont le goût de la gratuité, de l'émerveillement devant ce que les autres font et de l'encouragement pour des initiatives missionnaires.

Confions-nous en ce jour à la prière de Saint Louis Beaulieu telle que Mgr Maziers notre ancien archevêque l’avait formulée:

Toi que le Seigneur nous a donné comme guide en ces temps de brouillard,

Toi qui, jeune encore, as mis tes pas dans les pas de Jésus

Toi qui, sous le regard de Notre - Dame de Verdelais as cru que tout est possible à celui qui croit,

Toi qui as suivi le Maître de la moisson sans regarder en arrière jusqu'aux extrémités de la terre, en Corée,

Toi qui es allé jusqu'au bout du don de ta vie par le martyr pour annoncer l’Evangile,

Rends les baptisés de Gironde, et plus spécialement les jeunes, attentifs au passage du Seigneur et à ses appels,

Ouvre nos cœurs à la faim d'amour et de vérité des hommes de ce temps.

Réveille en nous le goût du risque d'une vie toute entière donnée pour dire

Jésus-Christ par la consécration religieuse et le ministère sacerdotal.

Délivre-nous de nos peurs, de nos timidités, de nos hésitations.

Garde tous ceux et celles qui sont engagés au Service du Christ

dans la fidélité à la parole donnée.

Que par ton intercession, continuent de se lever sur cette terre de Gironde

des témoins joyeux et courageux de l’Evangile et que dans toutes les nations le Nom de Jésus soit mieux connu et mieux aimé.  Amen



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